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 Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.

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MessageSujet: Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.    Dim 29 Mar - 21:23



   
   Heathcliff & Lysa
   Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser.

V
ivre. Depuis que tu étais enfin sortis de ta foret, tu avais la ferme intention de vivre pleinement. De découvrir chaque chose, d'intégrer chaque moment. Tout t'apparaissais comme beau et lumineux. Tous ces objets que tu n'avais encore jamais vue. Allant d'une œuvre d'art jusqu'au micro onde de la cuisine. C'était étrange, compliqué, et magnifique. Une sorte de beauté que seul tes yeux innocents pouvaient voir. Et ta curiosité te poussant à visiter à outrance cette nouvelle ville, tu te leva aux aurores. Le soleil éclairait ton visage que cette expression d'impassibilité ne quittait jamais. Tu enfila rapidement un jeans, puis un chemisier, trouvant ceux ci beaucoup plus simple à mettre qu'un t - shirt. Tu te souviens encore du premier jour où tu dus en porter. Tu l'avais inspecter sous tout les angles, comptant le nombres de trous sans comprendre par où il fallait commencer. Sans savoir. On dit que ces choses là sont comme l'apprentissage du vélo. Que ca ne s'oublie pas. Permettez moi d'en douter. Lysa, tu en es la preuve vivante. Enfin, toujours est - il que tu avais opté pour une paire de ballerine, et prenant ton sac à main - qui soit dit en passant te semblait totalement inutile -, tu sortis de l'appartement.
Suivant les mouvements de la foule, tu finis par trouver l'entrée d'un parc. L'herbe verdoyante t'attirait autant que le parfum sucré des fleurs. Ci et là, tu pouvais voir des dizaines d'enfants s'amuser d'un rien. Courir après des papillons. Construire des châteaux de sable. Jouer à cache - cache. Tant de jeu qui te rappelais avec tendresse ton enfance en compagnie des enfants de ta meute. Cela te semblait être hier alors qu'en réalité, dix ans s'étaient écoulé. Dix ans depuis leurs assassinats. Ils étaient tous morts sans que tu n'ais pus en sauver un seul. Toi qui aurait du être leurs futurs Alpha.

Sortant de ta rêverie, ton instinct animal t'alarma d'une situation plus qu'anomale. Ton ouïe surdéveloppé entendu les cris plaintifs d'une petite fille. Aussi rapidement que ton corps et tes pouvoirs de louves le pouvait, te la rejoins. Elle se tenait trop éloigné de la foule pour que quiconque ne puisse l'entendre, certainement entrainé par l'homme que tes yeux regardaient avec un mépris sans faille. Lorsqu'il vit enfin ta présence, il relâche l'enfant qui tomba à terre. Elle se remit sur ses pieds et courut jusqu'à toi, se plaçant juste derrière. Ton regard d'azur lui déconseillais tout acte de fuite tandis que tu t'abaissais à la hauteur de la petite fille. Ses bouclettes brunes et son visage rond te faisaient pensé à ta défunte mère. Tu glissas tes mains dans les siennes et tu lui intima de rejoindre ses parents. Ce qu'elle fit aussitôt. Tu te releva, avançant de quelques pas. Un nouveau sourire pervers illumina le visage de l'inconnu. Il devait certainement se réjouir d'avoir entre ses filets un poisson plus gros. Tu t'approcha à tel point qu'il put poser une main sur ton épaule. Tu ferma les yeux, inspirant lentement, retenant tes libertés animales. Il commençait à défaire uns à uns les boutons de ton chemiser jusqu'à laisser apparaitre ton soutiens gorge. Puis ton ventre plat. Il eut même l'audace de poser ses mains sur tes hanches. Ce fut trop. Tu enserra sa gorge, si fortement que ses yeux se révulsèrent. Peu à peu, tu leva le bras, soulevant par la même occasion son corps. Tu entendais le ralentissement des battements de son cœur, jusqu'à ce qu'il s'arrête totalement. Tu ne relâcha ta prise que lorsque tu ne percevais plus son souffle entrer et sortir de ses poumons. Une fois certaine que la vie ait complètement quitter ce corps impur, tu le laissa tombé.

Cependant, avant que tu n'ais le temps de penser à dissimuler le cadavre, ton instinct repris le dessus en percevant le craquement d'une branche. Un intru avait certainement du assister à la scène. Usant de ta vitesse de louve, tu parcourus les mètres qui vous séparait et le plaqua violemment contre le tronc d'un arbre non loin de là. Ta main posé contre son torse, tu plongeas ton regard dans le sien. Humant son odeur, tu compris qu'il ne s'agissait ni d'un humain, ni d'un loup, mais bien d'un vampire. Hésitante, tu finis par retirer ta main, découvrant pleinement ton chemisier ouvert sur tes dessous. Cela dit, ayant vécu dix ans sans vêtements, tu avais depuis longtemps perdu ta pudicité. " - Vampire.." murmures tu doucement.
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MessageSujet: Re: Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.    Lun 30 Mar - 20:01


Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser
Pourquoi étais-tu là ? Pourquoi étais-tu assis sur ce banc ? Pourquoi tes propres pas t'avaient-ils conduit ici, égaré dans cette petite place ? Tu ne le savais pas, et tu ne voulais pas tenter de comprendre. Tu voulais simplement t'estomper, te dilater comme ce souffle libre et indépendant qui faisait danser les feuilles des arbres. Être spectateur, et non plus acteur. Être le plus puissant, et pourtant le plus impuissant. Le monde était une oxymore, une contrariété en lui-même. Cette irrégularité, cette imperfection te plaisais. Tu ne savais pas pourquoi, mais tu trouvais toujours une certaine beauté dans la laideur. Une fascination au spectacle le plus morbide. Pourquoi une fleur fanée ne serait-elle pas plus poétique qu'une rose dans toute sa splendeur ? Elle te rappelais tellement l'éphémère vie qui était donnée à chacun. La mort reprenait toujours ses droits. Elle vous détruisait à petit feu, réduisant votre corps à cette fleur fanée, démuni de toute cette beauté qui avait été, et qui ne serait plus jamais. Tu regardais cette petite fille courir, et tu voyais en elle la vieille femme qu'elle deviendrait. Tu imaginais son teint emprunt de cette pâleur si caractéristique de ce sombre et infini repos, ses traits joyeux impassibles alors que son âme s'évaporerait dans les abysses d'un monde que tu ne connaîtrais sans doute jamais.  

Puis cet homme débarqua. Il ne te fallu que quelques secondes pour comprendre quel genre de personne il était. Il te suffisait de regarder ses cheveux rendus gras par un manque évident de propreté, ses habits négligés qui pendaient lamentablement et la lueur affamée de ses yeux qui cherchaient une victime. Une victime qui serait à même de remédier à ses propres problèmes en souffrant comme il souffrait. Sa femme l'avait sans doute quitté, en lui faisant sentir qu'il n'était pas assez bien pour elle, qu'il n'était assez bien pour personne. Rabaissé à l'état d'animal, pauvre créature rabaissé par delà sa condition d'humain. Il s'approcha de cette gamine et l'empoigna. Tu savais ce qu'il allait faire, peut-être la violer, sûrement la tuer. Mais tu ne bougeais pas, captivé par ce spectacle. La faible innocence qui tentait d'échapper dans un espoir fugace à ce désespoir si brutal qu'il en devenait bestial. Contrairement à ce que racontent les contes, les gentils triomphent rarement. Tu sais ce que réserve ce monde aux personnes trop naïves. Il les détruit, les brisent et il les met face à cette douloureuse réalité. Des rêves qui se brisent sous l'assaut incessant des épreuves que la vie a décidé d'imposer.

Tu t'étais levé, et tu t'apprêtais à quitter la place mais l'arrivée inattendue d'une jeune fille te poussa à te retourner. L'homme lâcha la gamine, considérant certainement que l'âge plus mûr de la jolie blonde la rendait plus intéressante. Tu le regarda déboutonner son chemisier comme si par ce geste, il l'enfermait dans ce monde de luxure qu'était devenu sa propre existence. Tu observa des frêles mains serrer une gorge à l'aspect presque trop impure. Elle le tua, sans regret, sans hésitation. Tu souris en pensant à ce qu'elle venait de faire. Elle ne pensait certainement pas l'avoir délivré d'un fardeau, d'une vie qui ne valait plus la peine d'être vécue. Douce et tendre naïveté de la petite louve. Avec les années, tu as appris à reconnaître ceux de ta race, et à identifier les autres. Meurtrière héroïque. Sauveuse mortelle. Beauté sauvage. Pas en arrière. Branche qui craque. Regard bleu glace. Elle t'as vu. Tu n'as pas bougé, tu n'as rien tenté lorsqu'elle te plaqua contre cet arbre. La douleur irradia le long de ta colonne vertébrale t'arrachant un frisson de plaisir. La douleur te rendait plus vivant, toi, l'être mort depuis plus de cents années. Ton regard passa de ses yeux à son chemisier qui dévoilait encore ses dessous. Elle n'était pas pudique, elle n'était pas gênée. Elle savait qui tu étais, mais cela n'avait pour toi plus rien d'étonnant. Tu l'observais, tel un peintre observe sa propre peinture, simplement pour s'imprégner de son essence, de ce qu'elle dégageait. Quelqu'un d'exceptionnel, dont l'âme pourtant coupable de nombreux meurtres restait intacte et pure.  « Vivante. » C'était le mot qui te venais à l'esprit alors que tu la dévisageais sans t'en cacher.



 



Dernière édition par Heathcliff Jekyll le Mer 1 Avr - 14:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.    Mar 31 Mar - 10:50



   
   Heathcliff & Lysa
   Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser.

V
ivante. Ce simple mot eut pour effet d'attiser un peu plus ta curiosité. L'intérêt que tu portais à cet intrus se développait en même temps que le temps passait. Irréductible et inévitable issu. Tu n'avais plus vue de vampire depuis ce fameux jour, cette fameuse attaque. Enfant, tu pensais les aimer sans pourtant en connaitre un seul. Au début du sanglant massacre, tu pensais les haïr plus que toute chose sur cette terre. Cependant, l'acte généreux qu'avait eut à ton égard un de ces êtres suceurs de sang avait fait évanouir toute trace de rancœur. Tu n'en avais aucune raison, mais tu savais que sans lui, tu serais morte là bas. Parmis tes semblables. Tu avais pris conscience que tu n'aurais pus connaitre cette merveilleuse sensation qu'est d'être totalement libre et vivace. Tu n'aurais jamais connu la ville et cette toute nouvelle cohabitation entre humain et la louve que tu es. Tu n'aurais pas retrouver de lien amicaux, ni de lien fraternelle. Tu n'aurais pas souris. Tu n'aurais pas ris. La mort t'aurait emporté et tu n'aurais plus rien vécu. Tu serais morte. Enfouis dans l'oublis mortelle d'une civilisation ignorante et démunis d'histoire véritable. Ton histoire. Celle de ta meute. Qui aurais retracer le passé de ton clan? Sa particularité que tous ont crains pendant des siècles jusqu'à son extermination. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, tu n'avais pas soif de vengeance. Toutes ces émotions filtraient en toi comme si elles ne t'atteignaient pas vraiment. Elles te touchaient, certes, du bout de leurs ongles griffus, mais jamais ne t'enserrait au point de ne plus pouvoir en vivre. Elles venaient hanter tes nuits, t'effrayant de cauchemars plus sanglant les uns que les autres. Elles se battaient, lutaient pour que tu tombe dans la grande noirceur de ton âme animal. Mais, quel enfant trop pure peut vaincre ces propres démons? Toi, Lysa. Toi. Toi et ton innocence. Toi et ton regard de cristal. Toi et ton visage si impassible.

Ses iris et son odeur t'hypnotisait presque. Tu n'aurais su dire avec précision ce que c'était, mais c'était un détail. Une infime partis de lui que seule tes yeux peu habitué à la présence humaine savait remarquer. Savait analyser et comprendre. Quand bien même tu n'ais pas eux une éducation humaine, tu avais bien plus d'empathie que ceux ci. Tu comprenais sans mot dire. Et lui, il était un des phénomène de la nature dont ta curiosité n'avait su se défaire. Comme la fleur du parfum. Comme la soie de sa douceur. Comme la joie du bonheur. Alors, animé par tu ne savais quelle chose, tu t'approcha à nouveau de lui. Plus près. Vraiment trop près. Tes doigts vinrent effleurer la peau de sa tempe, puis de sa joue, glissant entre ses lèvres. Tes yeux cherchaient la moindre trace de vampirisme. Les même traits qui hantait ton esprit chaque jour en plus du nombres incalculables des cadavres de ta meute. " - Montre.. moi.." murmures tu, captivé. Lorsqu'enfin il accepta de révéler son véritable visage, il pouvait lire et seulement dans tes yeux d'azur, toute l'attention que tu lui portais. Sans doute trahis par une tendresse qui ne lui était qu'à moitié. Le bout de tes doigts retraçaient les sillions violacés sous ses yeux de sang tandis que ton regard épousait le galbe de ses canines prohiminantes. Une fois qu'il eut retrouver son visage en tout point humain, tu retira tes mains, t'écartant de quelques pas seulement. Cela dit, l'odeur étouffante du cadavre près de toi te fis sortir de ta songe et ainsi, tu pus voir le regard de quelques passantes, outrés. Au début, tu ne comprenais pas, les regardant simplement passer. En vérité, leur attention était porté sur ta chemise ouverte sur tes dessous et l'homme en face de toi. Situation peu commune, perverse à outrance. Certaine, cachait les yeux de leurs jeunes enfants. Tu n'y pris pas garde, tu ne comprenais pas. Trop innocente. Trop. Vraiment trop.
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MessageSujet: Re: Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.    Mer 1 Avr - 15:18


Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser
Tu la regardais, de cet air qui pouvait paraître impassible mais qui cachait un réel intérêt. Tu savais qu'elle n'était pas fragile, qu'elle n'était que d'apparence cette fleur gracile, qu'elle ne serait pas effrayée par ton air juvénile factice. Mais tu avais peur de voir ce petit oiseau s'envoler après un mouvement trop brusque, comme un rêve t'échapperais alors que la réalité t'étreindrait jusqu'à te couper le souffle. Tu avais peur tenir cet oiseau trop fort entre tes mains, et de briser ses ailes. Tu étais rarement aussi conservateur, aussi intrigué, mais ton esprit analysait déjà les raisons de cette fascination. Elle représentait tout ce que tu n'arrivais pas à accepter. La vie. Elle semblait être réellement et totalement en vie. Tu en avais croisé dans ta vie, des personnes de tous les genres, mais aucune n'avait cette étincelle lumineuse qui faisait vibrer ton être englouti par de profondes ténèbres d'une incompréhension admirative et détestée. Elle était la personnification de la vie, toi de la mort. Il te semblait que vous luttiez tous les deux pour des valeurs opposées, des valeurs si différentes d'où venaient ces émotions contradictoires que tu ressentais.

Tu la regardais te dévisager, sans esquisser l'ombre d'un mouvement, immobile dans la proximité de vos deux corps. Soudainement, tu vis ses doigts s'élever pour effleurer ta tempe dans un contact qui te fis frissonner. Pourtant tu ne bougeais toujours pas, comme figé dans la stupéfaction de l'être étranger. Ils exploraient chaque parcelle de ton visage, tel de légers papillons qui t'effleureraient. Puis sa douce voix s'éleva jusqu'à tes oreilles, mélodie à laquelle tu ne pouvais résister. Tes traits se transformèrent pour faire apparaître le visage qui hantait les pires cauchemars de ceux qui avaient déjà vu un spécimen de la race à laquelle tu appartenais. Les ténèbres personnifiées semblaient briller dans tes pupilles écarlates alors qu'elle retraçait les lignées de tes veines saillantes, qu'elle touchait tes canines porteuses de mort. Tout dans ton visage clamait tes capacités surhumaines et mortelles. Ton visage reprit rapidement son apparence humaine et elle s'écarta. Tu la vis regarder les passants qui étaient outrés de la scène qui s'offraient à leur yeux. Vision trop carré d'une société pudique qui condamnait la luxure. Ta jolie blonde ne sembla pas s'en soucier, et tu n'y portais pas non plus grande importance. Estimant que sa curiosité était satisfaite, tu levas à ton tour ta main, qui effleura sa joue avant de descendre le long de son cou, où tu savais qu'une artère porteuse de ce liquide adorateur n'attendait que tes crocs. Mais elle n'était pas une humaine, elle était louve et tu ne désirais pas souiller cet objet de pureté. Ta main descendit encore mais tu ne fis rien de plus que de reboutonner son chemisier, avec une douceur qui te caractérisait mal. « Désolé. » Tu ne savais pas pourquoi ce mot avait traîtreusement franchi la barrière de tes lèvres. Peut-être parce que tu aurais voulu qu'elle ne rencontre jamais son exact opposé, alors que tu avais attendu cette rencontre toute ta vie comme tu l'avais toujours appréhendée. Ta tête se reposa contre le tronc de l'arbre alors que le ciel semblait rire de toi. Certitudes envolées. Doutes inacceptables. Qui es-tu ? Qui est-elle ?  « Qui y a t-il de plus dangereux que la fascination ? » Tu te murmurais à toi même ce que tu te reprochais. Pourquoi n'as-tu pas fui ?



 

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MessageSujet: Re: Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser | Heathcliff & Lysa.    Sam 11 Avr - 16:13



   
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   Aimer, c'est donner les armes aux autres pour vous briser.

I
l avait accepté de te montrer son véritable visage, l'espace de quelques secondes seulement. Quelques secondes qui te suffirent à te souvenir avec exactitude du premier lieu où tu avais admiré pareil faciès. C'était il y a tellement d'année et pourtant, les images restent intacts. Défilant allègrement devant tes yeux d'azurs. Le sang, coulant à flot sur la terre battus de ton village. Les cadavres emplissant les rues, dont certains manquaient d'un ou deux membres. Les cris qui t'arrachaient des frissons. Les pleures des enfants ou nouveau - né qui résonnent encore dans tes oreilles. Les combats acharnés autour de toi, et le tien. Tes mains, ta propre lame qui arrachait la vie de chaque vampire osant s'opposer à toi. Pas un ne survivait à ta folie meurtrière. Aucun d'eux. Et puis, le corps meurtrie de ton père s'affala au sol. Il était mort entre tes bras ce soir là sans que tu n'ais pus faire quoi que ce soit. Sans que ton courage, sans que tes meurtres n'aient servis à quoi que ce soit. Tu aurais du mourir avec lui, avec ta meute. Mais ce vampire en a décidé autrement. Pourtant, tu t'étais rendu. Pourtant, tu ne te serais pas défendu. Pourtant, tu voulais mourir. Et malgré tout cela, il ne t'a pas fait le moindre mal. Il t'a simplement prise dans ses bras et a courus. Courus loin de ton village, loin de ce cimetière sanglant. Tout ce dont tu te souviens de lui, c'est son visage aux traits déformé par sa race. Reproduis avec exactitude par l'homme juste devant toi. L'homme, qui, à présent pose sa main sur ta joue. A son contact, tu te retiens te reculer. Toute la colère de ce souvenir est balayé par son simple geste. Ses doigts caressent ta peau avec une infini douceur, descendant de ton visage afin de courir ton cou, ton épaule, terminant dans le vide. Tu le vois reboutonner ton chemisier et s'écarter, posant la tête contre le tronc juste derrière lui. La phrase qui sortit de sa bouche attisa un peu plus ta curiosité. Il était loin d'être un humain tout ce qu'il y avait de plus normal. Du moins, pas un vampire comme tu en as beaucoup croisé quand tu n'étais encore qu'une enfant. Quand ton clan était encore allié à cette race. Non, il avait un détail qui le différenciait du reste. Un détail qui ne faisait ni de lui un humain, ni de lui un vampire. Il était là, sans être vraiment là. Il était lui, sans être vraiment lui.  
" - L'addiction." réponds tu alors. Voilà ce qui te semblait plus dangereux que la fascination. L'addiction était plus dangereuse que le simple fait de porter un intérêt certain pour un chose ou une personne. Il y avait ce besoin de la sentir, constamment au près de vous. Il y avait ce besoin irrémédiable de la toucher, de l'entendre, de la voir. Il y avait ce besoin de croire qu'elle puisse soulager vos maux et vos douleurs. Autant physique que psychologique. L'addiction est éternelle. Elle ne peut mourir. Ou bien, elle mourra avec vous. Elle vous définira. Fera de vous ce que vous êtes au quotidien. Elle vous classera, vous accompagnera, vous aidera ou vous détruira. Parce qu'il y a des centaines d'addiction, des centaines de possibilités. Et aucune n'est positive, aucune. Parce qu'elle vous rend dépendant alors que l'Homme est l'être le plus libre qui soit sur cette terre. Il n'a en soit, besoin de personne. Mais l'Homme ressent. Et c'est certainement sa première faiblesse. C'est certainement à cause de ces sentiments qu'il trouve sa première addiction. La famille. L'Homme a besoin d'une famille. Il a besoin d'être entouré, aimé. C'est ça, son addiction première. C'est ça qui est plus dangereux que la fascination, l'addiction.

Après un moment qui te semblait duré une éternité, tu te décida enfin à parler de nouveau. A te présenter plutôt. A enfin lui délivrer la seule et unique chose qu'actuellement, une seule et unique personne ne sait. " - Lysa. Je.. Je m'appelle Lysa. " dis tu alors, presque timidement.
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