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 Floki & Kaleb ∞ I was in the darkness, so darkness I became...

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MessageSujet: Floki & Kaleb ∞ I was in the darkness, so darkness I became...   Dim 29 Mar - 20:29


Floki & Kaleb

The stars, the moon, they have all been blown out, you left me in the dark…

Le revoir est en même temps un rêve qui se réalise, et un cauchemar qui te poursuit. Ça fait quelques jours que tu l’aperçois de loin, qu’il y a ce sentiment d’urgence qui te noue les entrailles et qui te somme de courir à sa rencontre, de te jeter dans la gueule du loup -ou plutôt celle du vampire dans ce cas précis- et que tu ne l’écoutes pas, que tu résistes. Tu n’arrives pas à imaginer sa réaction, lui qui a du croire que tu n’as pas survécu, que ton sort a été scellé il y a longtemps quand il t’a laissé tout seul alors que tu avais encore besoin de lui, qu’il n’a plus à se préoccuper de toi ou de ta pathétique existence puisque tu as sûrement été imprudent et que tu as péri. Tu n’as cessé de spéculer à l’époque, et l’impression qui t’est restée depuis, c’est que tu n’étais tout simplement pas digne de lui, qu’il a estimé qu’il était méritant de beaucoup mieux. Il y a une part d’espoir en toi à laquelle tu t’accroches, qui te plonge dans l’illusion selon laquelle tu seras une surprise tellement inattendue que tout changera, que soudainement tu seras assez bon pour lui puisqu’à ton âge, tu serais un atout précieux. Chez ta race, le nombre d’années est important pour déterminer sa puissance, et ceux qui sont aussi anciens que toi ne courent pas les rues. Cadeau et malédiction, offerts par Floki. Toi, tu n’attends rien de lui. Juste la vérité, que tu comptes bien soutirer. Qu’il essaie de te mentir à nouveau avec ses yeux, avec son corps, avec la chaleur insupportable de son sourire. Tu ne te laisseras pas abuser, tu ne te laisseras pas prendre au piège. Tu verras plus loin, toujours plus loin, jusqu’à comprendre ce qui s’est tramé il y a tellement longtemps, ce qui l’a motivé à te quitter comme ça, sur un coup de tête, du jour au lendemain. Néanmoins, à chaque fois que tu te décides enfin à l’aborder, il y a quelque chose qui se passe, qui t’interrompt et tu le perds pour quelqu’un d’autre qui lui parle, pour un instant de distraction de ta part qui le fait quitter ton champ de vision. Attendre le moment propice devient donc impossible, car dès que tu rassembles assez de courage pour te persuader d’aller enfin lui parler, c’est déjà trop tard et tu te retrouves les bras ballants, le cœur encore plus en miettes, la déraison te couvant de ses bras cruels. C’est ainsi que tu as pris une décision irrévocable sur laquelle tu ne reviendras pas. Il est temps que tu te dotes de ton sens de l’initiative habituel. Tu n’attendras pas la prochaine fois que tes iris se porteront sur lui, tu feras enfin le pas que tu hésites à faire depuis maintenant presque une semaine. Tu as patienté un millénaire pour le revoir. Un autre ne s’écoulera pour qu’enfin tu oses le confronter.

Il ne fait pas le poids, ce petit vampire imbécile qui croyait pouvoir faire le malin avec toi. Tu l'as choisi, dans ce bar ridicule, lui qui est le plus bruyant, le plus sûr de lui. Tu l’as attiré dehors, tu l’as coincé dans une ruelle. Tu as fait craquer chacun de ses petits doigts, et là, il est à tes pieds, presque en train de pleurnicher tandis que chaque os dans son corps retourne à sa place grâce à la guérison spontanée dont il est pourvu, comme tous ses semblables. "Tu m’as bien compris, ou dois-je être encore plus clair?" Tu fais un geste menaçant en sa direction, et tu l’observes en train de se recroqueviller tandis que d’une voix tremblante, il te supplie d’arrêter. Il remplira à bien sa mission, tu le sais maintenant. Ça aurait été tellement plus facile si tu pouvais le contraindre à faire ce que tu veux que tu fasses, mais là n’est un luxe qu’apparemment seul les Originels peuvent se permettre, selon les informations que tu as réussi à glaner de part et d’autre. "Bien. Et rappelle-toi bien de cette douleur que tu éprouves maintenant. Si Floki ne se montre pas à l’endroit prévu, elle sera risible en comparaison." Tu disparais dans les airs, tes talons te portent loin d’ici. Plus que quelques heures à tuer pour la réunion avec celui dont le fantôme hante toujours tes rêves et tes pensées.

Impatient, tu tapes du pied. L’heure prévue approche, mais pas assez vite à ton goût. Tu occupes un bon poste, qui te permet de balayer tous les lieux avec ton regard attentif. Tu espères qu’il se montrera tout seul, car ça va mal finir pour toi si l’un de ses frères ou sœurs te retrouve et te fasse ta fête. Tu pourrais probablement te retrouver avec le cœur arraché avant même qu’il ne te reconnaisse. Une légère brise annonce sa venue, il est là, debout au milieu. Seul. Et c’est tant mieux. C’est tout ce que tu escomptais. Adossé au mur, tu sens des sueurs froides qui te font trémuler, et l’excitation qui est tel un incendie qui ravage tout sur son passage. Tu quittes les ombres rassurantes pour te rapprocher de lui, et le plus rapidement possible, avant qu’il n’ait le temps de broncher, tu plantes le pieu en bois auquel tu t’accroches depuis maintenant une demi-heure dans son épaule, avec toute la rancœur dont tu es capable. C’est la colère qui anime tout ton être qui s’exprime. Tu veux le blesser, lui faire mal. Jamais sa douleur n’égalera celle que tu as éprouvée quand tu as réalisé qu’il est parti, pour ne jamais revenir. "Alors, Floki, je t’ai manqué, ou as-tu transformé quelqu’un d’autre pour te tenir compagnie depuis?" Le son de ta voix est dépourvu de toute l’assurance que tu veux y mettre, le masque ne tient plus trop en place et tu n’arrives pas à faire semblant. C’est trop pour toi d’un coup, de sentir sa proximité, alors que ta paume s’accroche à son bras gauche, pendant que l’autre enfonce un peu plus l’arme dans son droit. La rage te consume entièrement. Puis tu te dégages, tu prends de la distance, tu reprends ton souffle. Il faut absolument que tu te remettes de tes émotions pour ne pas te laisser attendrir. Il n’en vaut pas la peine. Ou plutôt si, et c’est pour ça que ça te fait mal autant.
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Dernière édition par Kaleb Galloway le Mer 1 Avr - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Floki & Kaleb ∞ I was in the darkness, so darkness I became...   Mar 31 Mar - 15:17





i was in the darkness so darkness i became


Je ne pouvais le croire. Ce nom, je ne le connaissais que trop bien. Kaleb. Je n'en ai connu qu'un seul, un qui jamais ne pourra quitter mon esprit et ma mémoire. Je fixe cet inconnu, les yeux arrondis de surprise. " Pardon ? " Il n'est pas hypnotisé, il ne peut pas l'être parce que c'est un vampire. Pourtant, il obéit aux ordres de quelqu'un. " Un certain Kaleb veut vous rencontrer à Venetian Isles ce soir. " J'ai bien entendu alors. Ça fait environ dix siècles que je n'ai plus entendu ce nom. Dix siècles que je me suis forcé à l'oublier en vain, que je me suis battu contre ces souvenirs. Dix siècles que je ne l'avais pas vu. Je l'avais cru mort ou bien trop énervé pour venir me rencontrer. Pourtant, il ne semblait pas mort et il cherchait à me revoir. Pourquoi attendre tout ce temps ? J'étais à la fois surpris et méfiant. Peut-être que quelqu'un d'autre se faisait passer pour lui pour m'atteindre. Mais je ne pouvais pas refuser l'invitation, même si c'était un faux. Au plus profond de moi, il y avait l'espoir que ce soit lui et je voulais suivre cet espoir. Pris de sentiments divers, je regardais ce vampire d'un oeil mauvais avant de me rapprocher pour lui arracher le coeur et le jeter plus loin. Jamais je ne me serais attendu à entendre ça. Jamais je n'aurais pensé entendre son nom à nouveau. J'étais inquiet, méfiant, heureux, impatient et tout ça à la fois. Je n'aimais pas ressentir trop d'émotions, je n'étais pas un simple humain moi. Mais le souvenir de son sourire innocent, de ses yeux si naïf, de sa peau si douce ravivait en moi toutes ces émotions. Comme si imaginer le voir me ramenait à la vie encore une fois. Oui, j'irais à ce rendez-vous, quitte à être déçu ou trompé. Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

Il était hors de question que quiconque soit au courant de cette histoire, même si je pouvais y risquer ma peau alors je n'ai rien dit à personne. Je me suis simplement déplacé jusqu'au lieu du rendez-vous, m'approchant du territoire des loups. Ils ne m'effrayaient pas eux, j'étais plus effrayé de revoir la toute première personne que j'ai transformé au contraire. Je suis arrivé au lieu prévu, me retrouvant seul comme je m'y étais attendu. Je savais que j'allais arriver en premier. Si c'était un piège, ils attendaient le bon moment et si c'était lui... Je n'en sais rien. J'observais les alentours, cherchant un silhouette et j'eus tout juste le temps d'entendre un bruit en ma direction qu'une douleur vive me lança au niveau de l'épaule. Un pieu en bois. Mais ce n'était pas un piège, non. Il était là, près de moi, me plantant cette arme dans l'épaule comme pour me faire passer un message. Il était énervé contre moi et je ne pouvais que le comprendre. Son sourire n'était plus, ses yeux avaient perdu leur naïveté, mais il restait aussi beau, aussi incroyable qu'à l'époque. Il était magnifique, même s'il me regardait de cette manière. J'avais l'impression de rêver, me fichant bien de la douleur que je pouvais ressentir. C'était bien lui, il était là. Après tout ce temps, après tout ça, il était là. Sa voix me fit frissonner agréablement. Je voulais l'entendre encore. Kaleb, mon Kaleb.

Un sourire s'étira lentement sur mon visage. Il n'était pas malicieux ou amusé comme à mon habitude. Non, cette fois, c'était un sourire sincère, un sourire heureux. J'étais tellement content de le voir, tellement. Sans faire attention à ce qu'il m'avait dit, je levais mon bras intact qu'il tenait de sa main libre pour pouvoir poser ma main sur sa joue. J'avais besoin de le toucher, de me rendre compte que tout ça était réel. Et ça l'était. Je pouvais sentir la chaleur et la douceur de sa peau comme autrefois. Mes yeux fixèrent les siens avec joie et autre chose que je ne saurais décrire. Il était bien là, il était en vie et il m'avait retrouvé. " Kaleb... " Mais je n'allais pas m'excuser, je n'avais pas à le faire. Et puis, j'avais autre chose en tête. La joie se changea en autre chose. J'attrapais sa main droite, tirant dessus pour faire sortir le pieu et je le jetais plus loin. Une fois fait, je l'attrapais par la gorge et avec ma rapidité surhumaine je le plaquais contre un rocher un peu plus loin. Je le fixais à nouveau, observant son visage dans le moindre détail alors qu'une lueur de rage brillait dans mes yeux. " Je n'arrive pas à le croire. Tu as survécu tout ce temps. En fait si, je savais que t'en étais  capable. " Je le fixais dans les yeux encore un peu. Non, ce n'était pas de la rage que j'affichais. C'était de la passion. Sans plus attendre, je me jetais sur ses lèvres avec une certaine sauvagerie, attrapant ses mains pour les plaquer contre la surface dur au-dessus de sa tête. Il était à ma merci. Ses lèvres me faisaient un bien fou, tout comme son corps contre le mien et son odeur que je n'ai jamais pu oublier. Je le retrouvais enfin, mon premier amour, le seul que j'avais réussi à aimer jusque là. Le seul qui m'avait offert ce sentiment qui m'a tant manqué tout ce temps. Kaleb était de retour.



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MessageSujet: Re: Floki & Kaleb ∞ I was in the darkness, so darkness I became...   Mer 1 Avr - 2:11


Floki & Kaleb

The stars, the moon, they have all been blown out, you left me in the dark…
Rien n’aurait pu te préparer au torrent d’émotions qui vient engloutir toutes les barrières que tu as désespérément érigées durant toutes ces années de souffrance. Ça ne prend qu’une minute pour que tu oublies tout, jusqu’à la raison de ta présence ici. Te cachant derrière des faux-semblants, tu t’es persuadé que tu es venu le retrouver pour comprendre, pour apaiser ton âme en peine qui réclame la vérité, pour te venger s’il s’avère qu’il s’est servi de toi pour mieux se débarrasser de toi quand il n’en aura plus que faire de ta personne. Mais alors que tu te tiens en face de lui, tes pupilles coïncidant avec les siennes, tes doigts entourant son épaule agréable au toucher, tu t’égares. Et tu arrives enfin à te rendre compte qu’en fait, la raison principale pour laquelle tu es venu pour la Nouvelle-Orléans, c’est pour le voir, parce que la vie sans lui pendant ce laps de temps infini, pendant cette éternité qui s’est écoulée trop lentement, a été dénuée de sens. Tu t’en doutais, aux tréfonds de ton être, pourtant tu as tellement rejeté l’idée qu’elle te paraît nouvelle. Tu t’évertues à la repousse à nouveau, la trouvant trop risible, trop vraie, dérivée de ta faiblesse. Il est ton talon d’Achille. Il l’a toujours été, et il le sera toujours tant que tu n’arriveras pas à trouver le moyen pour te libérer de cette affection burlesque que tu lui portes. Tu enfonces un peu plus le bout de bois, tu as besoin de te convaincre que tu veux lui faire mal alors que tout ton corps te hurle de te plaquer contre lui, d’encercler son dos avec tes bras. Tu as éperdument besoin de lui, de cette proximité que tu recherches depuis tellement longtemps. Maintenant que vous respirez le même air, ton impatience augmente exponentiellement pour atteindre un degré inouï qui te paralyse sur place. Tu sens le frisson qui s’accapare son anatomie, tu l’apparentes sans hésitation à la peine et l’hésitation commence à s’insinuer en toi, petit à petit. Un sourire vient orner sa bouche, et tu manques défaillir. Il a l’air franc, il illumine l’obscurité qui peuple ton existence depuis ce jour maudit où tu as été abandonné pour la première fois. Sa main s’élève, et tu n’oses pas bouger, tu restes immobile même quand tu conçois qu’elle se dirige inévitablement vers ton visage. Elle s’approprie ta joue d’un toucher qui te brûle les entrailles, un volcan qui se déchaîne à l’intérieur et qui crache sa lave sur tes organes qui sont morts il y a de cela un millénaire. Calcinés, ils se consument de toute cette adoration que tu portes pour lui. Son contact s’imprime sur ta peau, et tu n’arrives plus à réfléchir, tu te bloques complètement, comme si plus rien ne se trouve autour de vous, comme si vous êtes les deux seuls habitants de cette terre. Perdu dans les méandres de ton imagination, tu commets l’erreur de trop.

Tu entends ton prénom. Délicieux qui quitte sa gorge. Et ses jumeaux attrapent toujours les tiens, ils s’y agrippent, tandis que quelque chose d’incongru apparaît, en plus d’un bonheur que tu n’arrives plus à croire factice. Quelque chose que tu ne reconnais pas forcément, et les doutes que tu portes à ce sujet ne sont que des élucubrations que tu t’acharnes à accueillir dans ton esprit déjà torturé. C’est tout ce qu’il suffit pour que tu perdes pied, pour que tu cherches à te détourner de l’intensité de ton regard en rabattant tes paupières sur ta vision pour quelques secondes. Ces mêmes secondes sont assez pour qu’il puisse se détacher de ton emprise, pour que sa poigne violente vienne se refermer sur ton poignet afin de dégager ton arme de son emplacement pour la jeter plus loin, intruse entre vous deux. Ses doigts se resserrent sur ta gorge, et tu te retrouves à nouveau emberlificoté dans le leurre dans lequel tu t’es promis de ne plus jamais tomber. Le choc contre la roche te fait tourner la tête, des vertiges t’assaillent sans pitié. Tu ne fais pas le poids. Pas face à lui. Malgré tout ce que tu as appris à faire, malgré l’excellence que tu as atteinte, malgré les progrès monumentaux que tu as faits. Il est trop puissant, trop privilégié. C’est cela d’être l’un des premiers vampires, et tu n’arrives pas à te dégager de son emprise. Au fond, tu n’essaies même pas de te débattre, tu n’y mets même pas beaucoup du tien, sachant que c’est voué à l’échec. Tu essaies de lire à nouveau dans ses yeux, y retrouvant la colère. Il passe d’une extrême à l’autre, c’est ce qu’il est, lui aussi a ses masques qu’il porte très bien. Les tiens se sont craquelés à cause de lui. Mais cet énervement t’est-il vraiment adressé ? Tu ne dis pas mot, tu l’écoutes, tu sombres un peu plus dans le labyrinthe de ses iris. Tu te noies dans l’océan de leur splendeur. Tes pensées ont toujours convergé vers un seul et unique individu, et c’est lui. Même quand tu étais avec d’autres, c’était toujours lui, uniquement lui. Et après tout temps, ses lèvres capturent les tiennes brutalement. Il te bouscule, il t’aliène. Tout est terminé.

Tu es fou. Fou de lui, fou de chaque esquisse de geste qui vient ébranler ton monde. Tu ne peux pas bouger, il retient tes avant-bras au-dessus de ton crâne, il plaque son anatomie puissante contre la tienne, ne te laissant pas le choix. Aucune échappatoire possible. Tu te demandes si tu te serais vraiment retiré si tu le pouvais. Tu es déjà accro à ce baiser que tu as toujours désiré sans jamais l’obtenir, même à l’époque où ce n’était que vous deux dans une grotte, dans une forêt où vous vous nourrissiez tous les deux et où vous observiez les étoiles avec émerveillement. Embrasé par un désir fou, tu voudrais pouvoir le toucher aussi, plonger tes doigts dans sa chevelure douce, approfondir la rencontre de vos superposées en ramenant sa nuque vers toi. Tu es à bout de souffle, n’en pouvant plus, ravagé par tout ce que tu éprouves pour lui. Ta volonté s’effrite petit à petit, si elle n’est pas déjà totalement réduite à néant. Tu t’accroches néanmoins aux derniers pans de celle-ci pour mettre fin à la danse labiale, pour ne pas couler dans la démence totale. Tes dents s’emparent de sa lippe, puis deviennent crocs pour s’enfoncer dans la chair. Il guérira. Pas toi. Ton cœur effrité renaît, et tous les sentiments que tu t’es en vain appliqué à réprimer t’explosent violemment à la figure. Le choc le fait reculer, tu te sers du moment pour faire pencher la balance dans ta faveur, et pour vous faire tomber tous les deux sur le sol après avoir misé sur la surprise qui lui a fait un peu baisser sa garde. Tu te retiens de t’affaler sur lui en plaçant juste à temps tes paumes sur le sol à chaque côté de son visage, et la tristesse vient envahir tes prunelles désolées. Tu te décales pour t’assoir par terre, à ses côtés, tu n’oses plus le confronter, tu n’arrives plus à affronter l’image de rêve qu’il représente. Ton index vient gratter ta joue, là où il y a encore les marques invisibles de son contact indélébile. "Si tu crois que je t’ai invité ici pour avoir droit à ce genre d’effusions, tu te trompes du tout au tout." Glacial, ton timbre se fait paradoxe par rapport à toute la chaleur que tu éprouves partout, comme si sa bouche avait parcouru chaque parcelle de ton corps endolori par le manque qui l’attaque alors que ça ne fait même pas une minute que vous vous êtes séparés. Tu reprends enfin ton courage à deux mains, tu le toises sans te cacher derrière ta façade, la vulnérabilité se lit sur chacun de tes traits. Tu ne prétends pas. Tu es là, tu es réel, tu es Kaleb pour la première fois depuis des lustres. "Pourquoi…?" La question fuse, incomplète. Ce n’est pas pour le laisser deviner ce que tu lui demandes. C’est parce que tu craques, que les syllabes se bloquent dans ta gorge, que ta voix craque pathétiquement. Tu es à deux pas de pleurer toutes les larmes dont tu es capable. Il t’a déglingué, et ce dès le début.
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